SophieHusson/ novembre 20, 2018/ Actualités

Avant de se lancer bille en tête dans les nouvelles techniques, mieux vaut y regarder à deux fois pour vérifier l’impact réel sur l’environnement…

Bitcoin et cryptomonnaies

Le bitcoin a émis 69 millions de tonnes de CO2 en 2017. Il ne représente pourtant que 0,003 % des transactions dématérialisées mondiales.

Selon une étude publiée le 5 novembre dans Nature Sustainability, la fabrication même de cryptomonnaies comme le bitcoin a nécessité, entre 2016 et 2018, plus d’énergie que l’extraction de métaux rares comme l’or ou le cuivre !

Selon une étude publiée dans la revue Nature, s’il est massivement utilisé, il pourrait faire grimper en seulement 16 ans la température mondiale de 2°C, explosant les objectifs de l’Accord de Paris.

Voir à ce sujet l’article de Novethic.

Voitures électriques écologiques ?

De même, à l’heure où on veut nous faire renouveler le parc automobile notamment diesel pour s’équiper en électrique, les études d’impact sur ces voitures montrent que leur bilan n’ets pas si favorable que cela.

L’Université des Sciences et des Technologies de Norvège a pris en compte tous les paramètres de ces automobiles, et pas seulement leurs émissions de carbone. Résultat : leur impact réel est loin d’être aussi positif que cela !

Une voiture électrique est deux fois plus dommageable pour l’environnement qu’un véhicule thermique, du fait de sa fabrication : le lithium des batteries par exemple, qui est une ressource naturelle et qui s’épuise.

Si l’électricité de la voiture électrique ne provient pas d’énergies renouvelables, son avantage au niveau environnemental diminue évidemment également considérablement. 

Ensuite, selon les pays et donc leur mix énergétique, la baisse des gaz à effet de serre n’est que de 10 à 24 % par rapport à un véhicule thermique.  Car si l’électricité provient de ressources non renouvelables, les GES émis lors de sa production sont comptabilisés. 

Enfin, il faut conserver sa voiture pendant 200 000 km pour que son impact sur le climat soit réduit au maximum, à savoir de 27 à 29 % par rapport à un véhicule essence, et de 17 à 20 % par rapport à un diesel. Si  elle n’est conservée que pendant 100 000 km, son bénéfice se réduit de façon importante : de 9 à 14 % d’impact en moins par rapport à une voiture thermique.

L’avantage des voitures électriques n’est donc que relatif.

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